L'ère du gros capitalisme et des multinationales a fait oublier que c'est à la petite entreprise que les pays industrialisés doivent leur prospérité. Ce phénomène s'explique par diverses raisons : la petite entreprise exploite une main-d'œuvre plus intensive, elle fait un meilleur usage des capitaux et mobilise mieux l'épargne, elle renforce la stabilité de la communauté mieux que ne le font les grosses industries.
A partir de ce constat, les pays industrialisés ont amorcé des stratégies pour encourager chez eux la petite et moyenne entreprise, tout en procédant à une réévaluation des programmes d'aide au développement, notamment des grands projets de développement rural intégré aux coûts prohibitifs. Avec des exemples simples, l'auteur, homme de terrain, montre comment des programmes modestes d'encouragement à la petite entreprise dans le Tiers Monde utilisant des approches nouvelles - « pépinières d'entreprises », prêts relais, etc. - illustrent cette réorientation de l'aide au développement.
Galen Spencer Hull, politologue diplômé (Ph.D.) de la North-western University et ancien volontaire du Corps de la Paix, travaille depuis plus de vingt ans aux problèmes de dévelop-pement.
Traduit de l'américain par Anne Thinesse.