Resume
L'Etat de non-sanctions, instauré par Paul Biya pour ses courtidans à travers une politique d'institutionnalisation des détournements, des fraudes multiformes, de la corruption, de la fuite des capitaux, des crimes politiques (civils et religieux) aux enquetes ouvertes et jamais abouties...etc, a ruiné le Cameroun sur le plan moral et économique. En voici un exemple édifiant parmi tant d'autres, celui de Baba Amadou, une "baleine pourrie", comme le peuple se plait à désigner ces criminels économiques, barons du régime, prets à tout, pour confisquer le pouvoir et empecher une véritable démocratisation du pays. Leur action sape les fonctions fondamentales de l'organisation de l'Etat et l'autorité de ce dernier, affaibli, cède la place à une mafia qui corrompt de hauts responsables de l'Administration, de la Police, de la Gendarmerie, du Judiciaire, des élus du peuple... Chacun sait qu'il ne sera ni inquiété, ni poursuivi, ni puni car il est le maillon d'une chaine bien établie. En quatorze ans de pouvoir, Paul Biya n'a relevé personne de ses fonctions pour malversations, ni menacé un seul fraudeur malgré les preuves publiées dans les journaux. Tous sont ses bailleurs de fonds pour ses élections truquées. Ce système fonctionne grace au silence complice des élus du peuple, à la censure administrative, au blocage des responsable des grands corps de l'État.