Resume
"Mais!... Présentez-vous donc Monsieur SIANKAM, s'exclama le Révérand Père TCHOUANGA en me remettant, après avis, le manuscrit de la présente monographie assortie de Bandja dans le Haut-Nkam…" "Je l'ai fait dans les Pages Biographiques de ce document lui ai-je répondu..." Non, a-t-il rétorqué en enchainement : "Je désire vous connaitre en tant que l'auteur de cet important et riche document à la fois historique et géographique où le social se marie à l'économique au politique, au culturel, etc." Surpris de ce que vous avez cru découvrir dans ce texte je me hate de vous dire seulement que je suis né à Bandja, quartier Basseu le 27 décembre 1927 et qu'à la fin de mesétudes, j'ai été d'abord Instituteur, puis Maitre d'Education physique avant de devenir Inspecteur de la Jeunesse et des Sports. Ma carrière m'a obligé d'etre curieux et c'est pour cela que je me suis posé la question de savoir comment était créé et organisé ce groupement Badja où je suis né et ce que les gens y ont fait... J'ai écrit surtout parce que j'ai senti que je nageais dans un vide ou plutot dans un fluide insaissable... Mon texte est illustré de Bandja mais j'ai appris des cas similaires dans d'autres groupements lors de mes recherches... Que mes lecteurs m'excusent d'avoir touché les problèmes sans les traiter à fond. Mon intention a consisté à donner un premier coup de pioche sur un vaste et richer chantier, espérant attirer un feu du passé qui s'éteint faute de matériaux de sa conservation et de son développement. J'ai également cru qu'il y aurait un intéret certain dans les recherches anthropologiques et sociologiques, si partielles soient-elles, pour la constitution de l'histoire de nos groupements traditionnels et qu'il manque encore une prise de conscience collective à cette find. La période que nous cicons risque de rompre la chainon qui lie le passé à l'avenir si la tradition est méprisée en faveur d'un certain modernisme que nous vivons aujourd'hui. En portant d'abord sur les structures traditionnelles, la présente monographie a certes cru nécessaire d'insérer sa matière dans un vaste ensemble susceptible de secouer les veuleries et de reveiller les latences. Cher lecteurs, je pense avoir donné une réponse à la question que le Père TCHOUANGA m'a posée.