Monnaie et équilibre : deux termes qui ont du mal à s'accorder. La monnaie, élément social et dynamique, fait figure en effet d'intrus dans l'univers individualiste et statique des modèles d'équilibre classiques. Il faut l'exclure. La théorie quantitative traditionnelle--avec son fondement : l'approche dichotomique--se fait fort d'y parvenir. Mais les réalités sont là : la monnaie ne saurait etre neutre dans ses dimensions sociale et temporelle. A leur tour Keynes et les Keynésiens vont s'enfrocer de réintégrer la monnaie, par le biais du taux d'intéret, au coeur meme des relations qui conduisent aux valeurs d'équilibre des variables réelles : voici désormais la monnaie active, trop active meme aux yeux des néoclassiques contemporaisn. Irritante monnaie qui n'a pas fini de tourmenter les théoriciens et les practiciens.