L'issue de la crise qui a brisé le movement de croissance de l'après
guerre se joue, du moins à un horizon de cinq à dix ans,
au sein des éco-
nomies dominantes. Le pods des pays du Sud, ou de l'Est, reste encore
beaucoup trop modéré pour que ceux-ci puissent à eux seuls, contribuer à
un regain de dynamisme de l'économie mondiale.
Ce numéro de la revue du CEPII propose une analyse des racines
structurelles de la crise que connaissent les cinq premières économies occi-
dentales, les États-Unis, la RFA, la France, le Royaume-Uni et le Japon,
partir des travaux réalisés dans le cadre du projet Sachem-Quest. Ces cinq
économies, au-dela de convergences globales lies à leur niveau de déve-
loppement, s'avèrent différer nettement quant à la structure de leurs appa-
reils productifs et à la nature de leurs dynamiques macroéconomiques. Les
modèles de simulaion de Sachem-Ouest mettent en évidence les princi-
paux enchaînements qui caractérisent les modes de régulation nationaux
Ils font jouer un rôle central aux formes de fractionnement de l'appareil
productif et de la force de travail, propres à chaque pays, que synthétise un
découpage dual des économies en un secteur manufacturer, fondement
de la spécialisaion internationale, et n secteur non-manufacturier regrou-
pant en particulier les services et l'agriculture.
Ces différentes analyses servent de support à une évaluation prospective de configurations de l'économie mondiale à l'horizon de dix ans. Évaluation qui pose, au sein des économies nationales, les problèmes de la gestion des couts sociaux et de la réindustrialisation, et, au niveau des interactions multinationales, la question du degré d'intégration de l'économie mondiale et de la structure du système monétaire international.